Les systèmes d’information ont permis d’automatiser, de centraliser, d’unifier les données. Ils ont structuré les organisations modernes. Mais aujourd’hui, ils atteignent leurs limites. Ce n’est pas qu’ils ne fonctionnent plus — c’est qu’ils ne voient pas l’essentiel : le mouvement, la tension, l’ambiguïté. En un mot : le vivant.
1. Le SI classique est construit pour stabiliser, pas pour anticiper
Le système d’information encode le passé pour prédire ou rationaliser l’avenir. Il repose sur des données structurées, des workflows définis, des logiques fixes. Mais le monde réel est :
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en tension permanente,
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asymétrique,
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composé d’intentions humaines non linéaires.
📌 Exemple : Un ERP parfaitement calibré continue d’assigner les ressources alors que le terrain a basculé dans une crise logistique. La donnée est juste. La réalité ne l’est plus.
2. Les SI ne comprennent pas les conflits invisibles
Un SI ne comprend pas :
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pourquoi une équipe ne suit plus un process,
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pourquoi un manager applique une règle tout en s’en distançant verbalement,
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pourquoi un client stratégique ne répond plus malgré un CRM bien renseigné.
Ces signaux ne sont pas du bruit. Ce sont des signaux faibles. Et ce sont eux qui annoncent les crises.
3. Ce qu’un SI ne sait pas faire (et ne saura jamais seul)
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Hiérarchiser les urgences émotionnelles
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Gérer les dissonances narratives (ce que dit l’organisation vs ce qu’elle fait)
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Anticiper les effets politiques d’une décision opérationnelle
📌 Exemple : Une grande entreprise déploie une politique de télétravail via son SI RH. Tout semble fluide. Mais les non-dits sur la reconnaissance, la peur de l’isolement, ou la perte d’influence explosent en conflits latents. Le SI, lui, n’a rien vu.
4. Le SI peut exécuter. Il ne peut pas juger.
C’est ici qu’intervient LEGIO : comme couche d’interprétation, d’alerte, de tension. LEGIO n’automatise pas la décision : il rend visible les zones où décider devient risqué. Il sert d’interface cognitive entre :
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la machine et le réel,
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les données et les intuitions,
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la stratégie formelle et les résistances informelles.
5. Vers des systèmes augmentés
Le futur ne repose pas sur plus de SI. Il repose sur des SI augmentés de briques cognitives. Des systèmes capables de :
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ressentir la tension,
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détecter les dissonances,
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simuler les scénarios humains,
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et surtout, faire remonter les vrais points de friction — ceux qui ne sont dans aucun rapport.
👉 Tant que vos systèmes d’information ne seront pas augmentés de conscience contextuelle, vous avancerez dans le brouillard. LEGIO, c’est la lampe frontale.